Les termes éponge et spongiaire proviennent tous les deux du latin spongia, signifiant éponge.
Porifera vient du grec « qui porte des petits trous » (póros « porte », et φέρειν / pherein « porter ».
Environ 10 000 espèces dont l'origine remonte à environ 540 Ma, à toutes les profondeurs, dans toutes les
mers et quelques-unes en eau douce.
Benthiques, sessiles
Métazoaires, diploblastique, pas de symétrie.
Le squelette est fait de fibres de spongine (protéine fibreuse, collagène iodée riche en liaisons disulfures) et contient parfois des aiguilles calcaires ou siliceuses appelées les spicules (se situe dans la mésoglée. Les spicules sont formés par les scléroblastes d'origine ectodermique et forment un squelette interne : exosquelette).
Pas de système nerveux. Pas d’organes différentiés.
Système aquifère
Circulation de l’eau par battement des flagelles des choanocytes
Différences dans l’organisation de la couche de choanocytes, suivant les types d'organisation permet d’augmenter le volume filtré et faire varier la vitesse d’écoulement à travers l’éponge. (De 3
à 5 types d'organisations différentes existeraient).
Trois différents stades de développement (toutes les éponges n’ont pas forcément les trois stades) :
Ascon → simple paroi et les choanocytes tapissent l’atrium.
Sycon → paroi plus épaisse, remplie de tubes vibra9les tapissés de choanocytes, atrium réduit.
Leucon → paroi encore plus épaisse comportant des corbeilles vibratiles, atrium très réduit presque absent
Organismes fixés au substrat, les choanocytes créent un courant d’eau par le mouvement de leurs flagelles, au passage les particules alimentaires sont prélevées par les collerettes et sont absorbées par les choanocytes. Ce sont des organismes filtreurs actifs planctonophages : bactéries, algues unicellulaires.
Absence de tube digestif et d'orifice digestif (digestion intracorporelle).
Par les cellules pour toutes les espèces.
Reproduction sexué :
Gonochoriques le plus souvent chez les Calcsisponges
Hermaphrodites chez les demosponges (mais pas simultané)
Interne : Les spermatozoïdes sont émis au niveau de pores exhalants et nagent librement jusqu'au pore inhalant d'un autre individu. Le spermatozoïde perd sa collerette et son flagelle et devient une cellule charriante. Elle pénètre dans la mésoglée et vient au contact d'un ovocyte. La fécondation a lieu dans l'éponge réceptrice. Il peut y avoir formation d'œufs, voire développement d'embryons dans l'éponge mère. Les larves sont ensuite libérées et nagent jusqu'à un support sur lequel elles se fixent.
Externe : les spermatozoïdes et les ovules sont émis dans l'eau où se déroule la fécondation, la division de l’œuf et la formation de la larve.
Multiplication asexué :
Bourgeonnement de dissémination
L'individu femelle créée à partir d'un individu mère croît, puis se détache. Ex : Orange de mer.
Gemmulation : en cas de conditions difficiles, l’éponge entre en « pause » et produit des gemmules (« bourgeons »). Ils tomberont et comportent tous les éléments capables de redonner un organisme entier.
Scissiparité : grande capacité de régénération. Cela consiste en la régénération de l'individu, après qu'il s'est scindé. L'individu se "fragmente" cela donne des coulures.


Subdivisé en 4 classes en fonction de la nature du squelette :
(Demospongiae ou Demospongea, du grec dēmos 'peuple' et spoggiá 'éponge')
Les démosponges occupent tous les environnements aquatiques de la Terre, des plaines abyssales aux eaux douces. Les organismes adultes sont fixés. En revanche, les larves sont mobiles, ce qui facilite leur dissémination.
Toutes les démosponges sont de type leucon et raghon (le type le plus complexe d'éponges). Le squelette plus ou moins rigide est constitué de spicules tétractines de nature siliceuse ou de spongine. Certaines spicules peuvent être de grande taille (mégasclères). Elles sont indispensables à la structure de l'animal. D'autres, plus petites, les microsclères, sont noyées dans le parenchyme.
Nutrition :
Les choanocytes des chambres choanocytaires créent un courant d'eau grâce au battement de leur flagelle. Le dioxygène et les particules alimentaires (dinoflagellés, bactéries, particules organiques détritiques…) sont capturés par ces mêmes choanocytes. La digestion est intracellulaire.
Reproduction :
La plupart des espèces de démosponges sont hermaphrodites. (voir ci-dessus)
Le squelette des éponges hexactinellides est composé de spicules siliceux à 6 pointes suivant 3 axes : les hexactines). Les mégasclères s’agencent en un réseau siliceux complexe, sans matrice protéique.
Éponges calcaires (Calcarea ou Calcispongia)
Squelette de spicules calcaires pas de différenciation des spicules en microsclères et mégasclères. Ces deux points constituent des caractéristiques propres à ce groupe.
On retrouve un squelette qui varie en fonction des genres. Il peut donc être formé de fibrille de collagène ou parfois de spicule silicieux (SiO2).
Nicole Boury-Esnault (Flore et faune aquatiques de l'Afrique Sahelo-soudanienne)
https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/milieu-benthique
Cours PB2 Yoann Galle Codep 75
https://www.aquaportail.com/dictionnaire/definition/6331/planctonophage
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